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e violents affrontements opposaient, mardi 1er août, l'armée israélienne au Hezbollah dans les secteurs de Bint Jbeil et de Taïbé, où au moins un soldat a été blessé, a-t-on appris de sources militaires israéliennes. Quatre régiments sont engagés dans les opérations terrestres en cours au Liban sud, selon la chaîne 10 de la télévision israélienne.
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L'aviation israélienne a également bombardé une route près de la ville libanaise d'Al-Hermil située à la frontière syrienne, tôt mardi, a rapporté une source au sein des services de sécurité. Lundi dans la nuit, quatre responsables libanais des douanes et trois chauffeurs de camions avaient été blessés dans un raid aérien israélien sur le principal point de passage vers la Syrie. "Les raids dans la zone d'Hermil avaient pour objectif d'empêcher des transferts d'armes" au Hezbollah, a déclaré un porte-parole de l'armée israélienne.
Israël avait annoncé une suspension de quarante-huit heures de ses raids aériens dans la nuit de dimanche à lundi et accordé vingt-quatre heures aux organisations humanitaires pour atteindre les zones les plus touchées. Mais de nouveaux bombardements ont eu lieu lundi, et les Nations unies ont déclaré que l'accès à cette zone ne s'était pas amélioré.
RÉUNION EN URGENCE DES 25
Le cabinet de sécurité israélien a donné son feu vert, mardi, à une extension des opérations terrestres contre le Hezbollah dans le Liban sud. L'objectif de cette offensive élargie est de repousser le Hezbollah jusqu'au fleuve Litani, à près de 20 km au nord de la frontière israélienne, a déclaré une source politique israélienne. Selon Radio Israël, l'Etat juif compte mobiliser en renfort trois divisions supplémentaires, soit près de 15 000 hommes.
Lundi, le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, avait affirmé qu'il n'y aurait pas de cessez-le-feu tant que la menace que constituent les roquettes tirées par le Hezbollah ne serait pas levée et que les soldats israéliens ne seraient pas libérés, rejettant ainsi les espoirs d'une fin rapide des hostilités.
Le bombardement meurtrier de Cana par Israël, qui avait tué dimanche 54 civils dont 37 enfants, avait accru la pression internationale en faveur d'un cessez-le-feu, et la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait déclaré qu'un accord pourrait être obtenu dans la semaine.
Le président George Bush a déploré, lundi, les pertes civiles, mais il s'est refusé une nouvelle fois à appeler à un cessez-le-feu immédiat et a réaffirmé qu'Israël avait le droit de se défendre.
Les ministres des affaires étrangères de l'Union doivent se rencontrer mardi pour tenter de parler d'une seule voix sur la crise au Proche-Orient. Selon des diplomates, ils devraient se prononcer en faveur d'une résolution rapide du Conseil de sécurité de l'ONU et évoquer la force de maintien de la paix qui devrait être déployée au Liban sud. A ce propos, la réunion qui devait réunir lundi après-midi à l'ONU les pays susceptibles de participer à cette force a été repoussée à jeudi au plus tôt.

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