l'eau

Publié le par Alexander Gregory STICKING .artiste (collage)

400 millions d'enfants réclament de l'eau pour leur survie

2006-03-21
MEXICO (Source vérifiée)

L'absence d'eau ou d'installations sanitaires adéquates tue un enfant toutes les 15 secondes dans le monde et affecte la scolarité des autres, leur laissant peu de chance de sortir de la misère, prévient l'Unicef à la veille de la Journée mondiale de l'eau.
"Les enfants paient le plus chèrement l'absence d'hygiène" rappelle l'organisation des Nations unies pour l'enfance qui estime qu'ils sont 400 millions dans cette situation, selon un communiqué publié mardi à Mexico, où s'achève le 22 mars le 4e Forum mondial de l'eau.
"Les diarrhées ordinaires affectent les moins de 5 ans plus que toute autre maladie, tuant chaque jour 4.500 enfants (...) Les maladies liées à l'eau sapent leur énergie et leurs capacités d'apprentissage", poursuit l'Unicef.
Chaque jour, explique-t-elle, de nombreux enfants des pays en développement manquent l'école parce qu'ils sont malades et les jeunes filles pubères cessent de la fréquenter en l'absence d'installations sanitaires adéquates.
"Dans ces conditions, les enfants ont peu de chance d'échapper à la misère. Le sous-développement chronique est inévitable", ajoute l'Unicef.

Forum de l'eau: les gouvernements doivent se mobiliser "plus fortement"

2006-03-21

MEXICO (Source vérifiée)

 
Le Conseil mondial de l'eau a appelé mardi les gouvernements à se "mobiliser plus fortement" pour l'eau, dont l'absence ou la mauvaise qualité "tue dix fois plus que toutes les guerres", à l'ouverture de la session ministérielle du Forum mondial à Mexico.
"L'absence d'eau ou sa mauvaise qualité tue dix fois plus que toutes les guerres réunies", a rappelé le président du CME Loïc Fauchon aux quelque 140 délégations présentes, dont 70 sont emmenées par leur ministre de l'Eau ou de l'Environnement.
Enumérant les obstacles à surmonter pour une distribution équitable de l'eau, il a insisté sur "la gestion incohérente et la priorité donnée à d'autres secteurs", tout autant que sur la "difficulté d'alimenter des mégacités tentaculaires et incontrôlables, la déforestation, la pollution des sols ou le dérèglement du climat".
"Affirmons le droit à l'eau sans ambiguïté, comme un élément essentiel de la dignité humaine", a-t-il également lancé en notant que le "sujet, passionnel, est toujours sensible" et qu'un rapport du Conseil publié pendant le forum visait à "clarifier" cette notion.
Le ministre mexicain de l'Environnement qui ouvrait la session, Jose Luis Tamargo, a réclamé des "investissements massifs, nationaux et internationaux" en faveur de l'eau et des infrastructures de traitement et d'évacuation.
Mais pour Loïc Fauchon, "la communauté internationale devra payer les infrastructures des 50 ou 60 pays les plus démunis : il faut en finir avec les calculs mathématiques et les plans de restructuration inhumains" qui font peser une lourde charge sur les populations.
Tous deux ont enfin insisté sur la nécessaire "décentralisation" et la "bonne gestion" de l'eau qui passe notamment par l'association des collectivités locales aux programmes et à la maintenance.
La session ministérielle constitue la dernière partie du 4e Forum mondial de l'eau qui s'achève mercredi, avec la célébration de la Journée mondiale de l'eau.
Pendant la semaine écoulée, le forum a accueilli 13.000 participants, 202 sessions thématiques et 378 conférences, dont pour la première fois celle de parlementaires du monde entier, a indiqué M. Tamargo.
Brésil: ouverture de la conférence mondiale sur la biodiversité
2006-03-20

RIO DE JANEIRO (Source vérifiée)
Des représentants de quelque 180 pays ont ouvert lundi à Curitiba, dans le sud du Brésil, la Conférence de la Convention de l'ONU sur la Biodiversité pour discuter de la destruction des ressources de la planète et des décisions à prendre pour y remédier.
La ministre brésilienne de l'Environnement, Marina Silva, a ouvert les débats en alertant que l'on a "bien peu avancé" depuis le premier Sommet de la Terre, en 1992 à Rio de Janeiro, qui s'etait fixé comme objectif d'obtenir d'ici 2010 une réduction significative de la destruction de l'environnement et des espèces.
"Au cours des dernières années, non seulement il n'y a pas eu de signes importants de réduction de la perte de la biodiversité mais les indicateurs disponibles montrent qu'il y a eu une dégradation croissante", a déclaré Mme Silva qui préside la conférence.
"Détermination et volonté politique sont nécessaires pour transformer en actions les engagements assumés dans le cadre de cette Convention", a-t-elle affirmé.
Un autre débat important sera celui sur les peuples indigènes qui veulent protéger leur savoir traditionnel, comme celui des plantes médicinales, et en retirer les avantages commerciaux qui actuellement bénéficient à la seule industrie pharmaceutique.
La Conférence de Curitiba, est la huitième des pays membres de la Convention de l'ONU adoptée en 1992 à Rio qui avait réuni une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement dans le but de signer des accords internationaux de défense de l'environnement.
L'établissement d'un système d'accès et de distribution équitable des richesses biologiques est l'un des thèmes en suspens et il est considéré comme un facteur décisif pour atteindre l'objectif de la Convention d'arriver à réduire la destruction des ressources naturelles et des espèces d'ici 2010.
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