IL FAUT CHANGER
| La protection de l'environnement, parent pauvre du budget de l'Etat français PARIS (AFP) - L'Etat consacrera officiellement l'an prochain 896 millions d'euros à la protection de l'environnement, soit 0,3% de son budget total, selon des chiffres publiés lundi par le ministère de l'Ecologie. Sur ce chiffre, 237 millions d'euros continueront d'aller aux recherches sur l'énergie nucléaire, soit, comme les années précédentes, plus du quart du total. Les crédits ne progressent qu'en apparence d'une année sur l'autre (896 millions en 2006 contre 825 millions affectés au ministère de l'Ecologie en 2005). Ils reculent de -0,75% à périmètre constant, d'après des experts du ministère. Les investissements comme le fonctionnement risquent de pâtir de la hausse des dépenses de personnel (166 millions en 2006 contre 140 millions en 2005 et 134 millions en 2004).Parmi les victimes de l'austérité budgétaire, figurent les associations de protection de l'environnement, dont les subventions baisseront globalement de -20% en 2006 après -10% en 2005. Dans le cadre du nouveau budget, les crédits ne sont plus découpés par ministères mais par missions et programmes. Ceux consacrés à la protection de l'environnement sont inscrits à la mission "Ecologie et développement durable" (616 millions d'euros) et dans le programme de recherches sur les pollutions et les risques de la mission "Recherche et enseignement supérieur" (280 millions). Présentant son budget à la presse, la ministre de l'Ecologie Nelly Olin a souligné que l'effort consenti par la collectivité en faveur de l'environnement allait bien au-delà de ces crédits budgétaires. Elle a avancé un chiffre de 3,2 milliards d'euros en ajoutant diverses recettes fiscales, notamment les 2 milliards de redevances perçues par les Agences de l'eau. Parmi ses priorités, Mme Olin a cité l'achèvement du réseau de sites naturels remarquables, connu sous le nom de Natura 2000, qui coûtera "90 millions d'euros sur deux ans" (2006-2007, dont 40 millions en 2006). Elle a rappelé que la France, qui est poursuivie par Bruxelles pour non-respect de ses obligations européennes en la matière, s'était engagée à avoir identifié tous les sites français du réseau européen "avant avril 2006". |
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