
e violents affrontements opposaient, mardi 1
er août, l'armée israélienne au Hezbollah dans les secteurs de Bint Jbeil et de Taïbé, où au moins un soldat a été blessé, a-t-on appris de sources militaires israéliennes. Quatre régiments sont engagés dans les opérations terrestres en cours au Liban sud, selon la chaîne 10 de la télévision israélienne.
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Israël serait prêt à un échange de prisonniers |
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Israël est prêt à échanger deux prisonniers libanais en échange des deux soldats dont l'enlèvement il y a trois semaines par le Hezbollah a provoqué l'offensive israélienne, rapporte mardi 1er août le quotidien israélien Haaretz. Des responsables du gouvernement et de la défense cités par le quotidien indiquent que l'Etat juif pourrait prendre cette décision dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu. Jusqu'à maintenant, l'Etat juif a refusé de négocier avec le Hezbollah un échange de prisonniers. Haaretz précise que l'un des deux prisonniers libanais susceptibles d'être libéré en échange des deux soldats Eldad Regev et Ehoud Goldwasser pourrait être Abou Amra Mamad, actuellement détenu en Israël pour possession d'armes. Selon le quotidien, Samir Kantar, le prisonnier libanais détenu depuis le plus longtemps par Israël, ne sera pas concerné par l'échange. Il avait été arrêté en 1979 au cours d'une attaque menée en Israël au cours de laquelle trois personnes avaient été tuées. Les responsables israéliens n'ont pas pu être contactés dans l'immédiat. – (Reuters.)
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Parallèlement, le mouvement chiite libanais a fait savoir qu'il résistait à des incursions israéliennes dans la zone d'Ata Al-Chaab et dans le village de Kfar Kila. Une source militaire israélienne a parlé de combats
"sporadiques", sans fournir plus de précisions.
L'aviation israélienne a également bombardé une route près de la ville libanaise d'Al-Hermil située à la frontière syrienne, tôt mardi, a rapporté une source au sein des services de sécurité. Lundi dans la nuit, quatre responsables libanais des douanes et trois chauffeurs de camions avaient été blessés dans un raid aérien israélien sur le principal point de passage vers la Syrie. "Les raids dans la zone d'Hermil avaient pour objectif d'empêcher des transferts d'armes" au Hezbollah, a déclaré un porte-parole de l'armée israélienne.
Israël avait annoncé une suspension de quarante-huit heures de ses raids aériens dans la nuit de dimanche à lundi et accordé vingt-quatre heures aux organisations humanitaires pour atteindre les zones les plus touchées. Mais de nouveaux bombardements ont eu lieu lundi, et les Nations unies ont déclaré que l'accès à cette zone ne s'était pas amélioré.
RÉUNION EN URGENCE DES 25
Le cabinet de sécurité israélien a donné son feu vert, mardi, à une extension des opérations terrestres contre le Hezbollah dans le Liban sud. L'objectif de cette offensive élargie est de repousser le Hezbollah jusqu'au fleuve Litani, à près de 20 km au nord de la frontière israélienne, a déclaré une source politique israélienne. Selon Radio Israël, l'Etat juif compte mobiliser en renfort trois divisions supplémentaires, soit près de 15 000 hommes.
Lundi, le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, avait affirmé qu'il n'y aurait pas de cessez-le-feu tant que la menace que constituent les roquettes tirées par le Hezbollah ne serait pas levée et que les soldats israéliens ne seraient pas libérés, rejettant ainsi les espoirs d'une fin rapide des hostilités.
Le bombardement meurtrier de Cana par Israël, qui avait tué dimanche 54 civils dont 37 enfants, avait accru la pression internationale en faveur d'un cessez-le-feu, et la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait déclaré qu'un accord pourrait être obtenu dans la semaine.
Le président George Bush a déploré, lundi, les pertes civiles, mais il s'est refusé une nouvelle fois à appeler à un cessez-le-feu immédiat et a réaffirmé qu'Israël avait le droit de se défendre.
Les ministres des affaires étrangères de l'Union doivent se rencontrer mardi pour tenter de parler d'une seule voix sur la crise au Proche-Orient. Selon des diplomates, ils devraient se prononcer en faveur d'une résolution rapide du Conseil de sécurité de l'ONU et évoquer la force de maintien de la paix qui devrait être déployée au Liban sud. A ce propos, la réunion qui devait réunir lundi après-midi à l'ONU les pays susceptibles de participer à cette force a été repoussée à jeudi au plus tôt.
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